[Avis] Killer is Dead

Quand j’ai reçu Killer is Dead, je ne savais pas que c’était Goichi Suda alias Suda 51 (en Japonais le nombre 51 peut se prononcer « go-ichi ») qui s’occupait du scénario et de la place de directeur exécutif. De mémoire, Suda 51 crée toujours des jeux un peu déjantés comme Shadows of the Damned ou Lollipop Chainsaw. Killer is Dead n’est pas en reste…

Le jeu prend place dans un futur où il est possible de se balader sur la lune et où l’amélioration cybernétique existe. Vous êtes Mondo Zappa, un assassin et vous travaillez pour la Bryan Execution Firm. Votre travail est de tuer des dangereux criminels dans le monde. Pour cela, vous êtes équipé d’une épée à la main droite et d’un bras gauche cybernétique qui se transforme en plusieurs objets comme une arme à feu, une foreuse… Au fur et à mesure, les clients et les cibles de Monda commencent à se mêler à ses propres souvenirs d’enfance et il veut trouver le fin mot de cette histoire.

Test de Killer is Dead sur PS3 - Xbox 360

Enfin, le fin mot, c’est vite dit, car on apprend très peu de choses sur Mondo. Personnellement, j’adore un jeu qui propose un vrai scénario prenant. Dans Killer is Dead, le scénario est ridicule et tellement prévisible. Je pensais qu’on allait apprendre beaucoup sur Mondo avec son côté torturé. En fin de compte, il faut attendre la mission 8 sur les 12 disponibles pour apprendre un peu plus sur la vie du personnage principal. Concernant les personnages secondaires, c’est pareil. On récupère tout le long du jeu quelques miettes de leur personnalité. C’est vraiment dommage, car il y avait de quoi faire. En fin de compte, le script du scénario doit tenir sur un bout de papier. Suda 51 nous a habitué à ce genre de jeu assez bizarre grâce à son imagination débordante et originale, mais au vu du jeu, je me demande, s’il a vraiment voulu finaliser son scénario…

Comme dit ci-dessus, le jeu compte 12 missions, mais les deux premières missions sont simplement des tutoriels. Certaines missions ne sont pas du tout intéressantes, on passe plus de temps à regarder des scènes cinématiques qu’à jouer. Déjà que le scénario ne tient pas la route, mais en plus l’aventure est hachée par ces missions sans vie. Les « vraies » missions se jouent toujours de la même façon. On avance, on tue quelques ennemis pour arriver au boss de fin. Sur certaines missions, on se demande ce qu’à voulu faire Suda 51 comme par exemple avec la mission où une locomotive est le boss de fin ?! Personnellement, je me suis ennuyé sur bien des missions.

Test de Killer is Dead sur PS3 - Xbox 360

Killer is Dead propose aussi d’autres missions comme des défis si on trouve la jolie Scarlett, mais aussi des missions de drague. Oui, vous vous dites que font ces missions de drague dans ce jeu. Suda 51 avait annoncé dans une interview qu’ils voulaient que Mondo soit le coté sombre de James Bond. Un personnage qui est en retrait de la société. Donc, je suppose qu’il doit se faire plaisir aussi de temps en temps. On peut les comparer au James Bond girl. Le principe des missions de drague est totalement idiot. Il faut regarder les parties les plus sexy de la femme sans qu’elle se rende compte et on lui offre un cadeau dès qu’on a rempli une jauge. Si ça marche, on gagne une nouvelle arme pour votre bras cybernétique.

L’originalité du jeu est ses graphismes en cel-shading. Les développeurs voulaient partir sur des graphismes réalistes, puis ils ont choisis au final un style cartoon comme Killer7. Suda 51 a pris le bon côté de ces meilleurs jeux comme les graphismes de Killer7, le côté beat’em all de No More Heroes, mais l’alchimie ne marche pas. Les graphismes sont très sombres et on est vite emballé, puis au fur et à mesure de l’aventure, le level design est très pauvre et répétitif train, usine… C’est dommage, car le level design de la première vraie mission a un style « Alice au pays des merveilles » qui se marie parfaitement avec les graphismes sombres du jeu.

Test de Killer is Dead sur PS3 - Xbox 360

L’action est tout de même au rendez-vous avec une maniabilité très simple. On joue sur trois boutons attaque, défense et esquive. La petite chose sympathique est que dès qu’on enchaîne plusieurs combos sans se faire toucher, on peut effectuer un « finish him » sur l’adversaire permettant de récupérer différents items selon la touche qu’on appuie. Par contre, la caméra est hasardeuse et des fois, on loupe le visuel du « finish him« . Avec les items qu’on récupère, on peut acheter de nouveaux coups et techniques. Il est aussi possible d’acheter des vies dans la boutique permettant de se faire revivre à l’endroit qu’on s’est fait tuer. Déjà que le jeu est facile, mais avec ses vies s’est encore pire. C’est simple, j’ai joué en normal et le j’ai fini en 5 h. 50 min. en utilisant 2 vies.

« Comme je dis trop d’originalité, tue l’originalité. Au début de l’aventure, j’ai accroché aux graphismes, au style de jeu… puis quand on avance dans le jeu, on sent que les développeurs ont lâché l’affaire en le bâclant… Le scénario tient dans un mouchoir de poche, le gameplay est répétitif, et cette originalité du début laisse place à l’ennui. »

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Voici les 3 commentaires
  • kita59
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    j’ai fini no more heroes hier et je ressens exactement la même chose (même si j’adore le jeu, un il y a des gros défauts)
    je le prendrais peu être mais pas tout de suite

    • Mr_Seb
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      @kita59 Je n’ai jamais joué à No More Heroes, mais je ne suis pas fan des jeux de Suda51.

    • NeoDandy
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      @kita59 J’ai adoré No More Heroes et j’ai détesté Lollipop Chainsaw. Par contre, avec ce Killer Is Dead, Suda51 a voulu faire une mixture qui aurait pu ressembler à celle du succès : les éléments inspirés des meilleurs éléments de ces jeux. Au final, quelque chose de très court certes très barré mais qui se finit très rapidement et sans réellement apporter le dynamisme attendu dans le Gameplay. (Alors qu’il aurait été souhaitable que le jeu soit moins rigide que ses autres productions.)

      Ceci explique aussi pourquoi le jeu a connu 1 décôte très très rapide de son tarif …

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