[Avis] The Last of Us

On ne va pas se mentir… Naughty Dog propose souvent des jeux de qualité. La licence Crash Bandicoot, Jak and Daxter,  Uncharted qui a remis au goût du jour le style action/aventure. Il faut dire qu’à l’époque, la licence Tomb Raider était au fond du gouffre…

Arrivant à son troisième opus, la licence phare de Naughty Dog, Uncharted, commençait à tourner en rond et surprenait moins de monde, dont moi. Alors que je suis un grand fan. Fin 2011, Naughty Dog annonce une nouvelle licence bien plus sombre. J’étais sceptique, car le style du jeu était toujours action/aventure mais s’orientant vers un univers qui ne m’attire pas le survival horror.

L’équipe de Naughty Dog s’est scindée en deux équipes après Uncharted 2: Among Thieves. Une équipe travaillait sur The Last of Us et l’autre sur Uncharted 3: L’Illusion de Drake. C’est la première fois que le studio fonctionnait ainsi.

Test de The Last of Us sur PS3

Le jeu raconte l’histoire de Joël et de sa fille Sarah vivant à Austin. Une infection du champignon cordyceps unilateralis apparaît en ville et contamine rapidement de nombreuses personnes. Joël décide de fuir la ville avec sa fille accompagné de son frère Tommy. Tout ne se déroule pas comme prévu et le groupe se fait attaquer par des contaminés. Lors de leur fuite de la ville, l’armée les rattrape et tue Sarah. L’histoire reprend 20 ans plus tard où l’infection est devenue une pandémie…

Pour la petite histoire, le cordyceps unilateralis est un vrai champignon très dangereux qui touche principalement les fourmis. L’infection se passe dans le cerveau et produit une excroissance sur la tête. Les développeurs ont eu l’idée du scénario après avoir regardé une partie de la série télévisée documentaire Planète Terre sur la chaîne BBC.

Au bout de quelques heures, on remarque que la réalisation est de toute beauté digne d’un chef-d’œuvre hollywoodien. Et tout cela n’est pas seulement dû au moteur du jeu propre au studio de développement, mais aussi à la musique du compositeur argentin Gustavo Santaolalla récompensé par 2 oscars de la meilleure musique de film avec Le Secret de Brokeback Mountain en 2006 et Babel en 2007. Le doublage n’est pas en reste avec des doubleurs de qualité comme Cyrille Monge dans le rôle de Joël et Adeline Chetail dans le rôle d’Ellie. On note tout de même quelques bugs de synchronisation des voix. On se sent directement ancré dans le jeu et les références à différents films sont nombreuses comme Je suis une légende, 28 jours plus tard, ainsi que la série télévisée The Walking Dead. En fin de compte, on est loin du survival horror classique qu’on connait grâce par exemple à la licence Resident Evil. The Last of Us propose plutôt un jeu de survie à la troisième personne sur une trame scénaristique d’amitié entre un homme et un enfant.

Test de The Last of Us sur PS3

En mode difficile, on passe beaucoup de temps à fouiller les tiroirs pour récupérer quelques balles, ciseaux, bandages, et engrenages. Tous ces éléments permettent de créer des kits de survie, explosifs… Quand aux engrenages, il faudra trouver un établi pour améliorer vos armes. Il faudra aussi trouver des caisses à outils pour pouvoir aller plus loin dans l’amélioration des armes. Les armes sont nombreuses : pistolets, fusils à pompe et même un lance flamme. D’autres armes sont aussi à votre disposition, elles jonchent le sol comme un bout de bois, un tube de fer… Par contre, ces armes ne sont pas indestructibles. Certaines permettent de faire de nombreux coups et d’autres moins… Par contre, il est possible de les customiser comme par exemple la batte de Baseball à laquelle on peut attacher un surin afin de la rendre plus dangereuse. Mon arme de prédilection reste l’arc. Il est silencieux et permet souvent de tuer en un coup. Il est même possible de récupérer ses flèches sur les corps des ennemis. Un must!  ^_^

De plus, il faudra bien réfléchir dans différentes situations. Plus d’une fois, il faudra prendre ses jambes à son coup et fuir l’endroit jusqu’au prochain checkpoint et des fois se la jouer silencieux et tuer les adversaires par surprise. Cela vous fera gagner de nombreuses munitions. Les ennemis se classent dans deux catégories: les marginaux qui vivent hors des restrictions militaires et tuent tous les humains pour leur prendre nourritures et vêtements… et les infectés qui sont au nombre de quatre types différents les Coureurs, Rôdeurs, Claqueurs et Colosses. Chaque infecté a son propre style. Comme par exemple, les Claqueurs n’ont pas de yeux, mais une ouïe surdéveloppée. On les entend grâce à leur bruit distinct de « clac clac » dès qu’on est à proximité.

Test de The Last of Us sur PS3

J’avais aussi un peu peur avec Ellie qu’elle soit tout le temps dans nos jambes et pendant les phases d’infiltration, qu’elle nous gêne plus qu’autre chose… mais en vérité, elle fait sa propre vie. Par exemple, vous fouillez une maison, elle va s’asseoir dans le canapé et raconte sa vie et pendant les combat, elle va même y prendre part. Quelle plaisir de voir un PNJ réagir comme une vraie personne et non comme un mouton.

Quelques joueurs peuvent se sentir frustrés par un manque d’action. Surtout qu’en ce moment, on a tellement l’habitude des overdoses explosives. On passe son temps à se cacher et à éviter un maximum de fois l’ennemis pour économiser les munitions. Par contre des fois, on est obligé de nettoyer une zone. Quand il y a de l’action, c’est très violent. Le sang gicle sur les murs, la localisation des dégâts est très bien retranscrite et il est même possible de démembrer les ennemis. On comprend pourquoi le jeu est PEGI 18. L’IA des ennemis est bien gérée grâce au système appelé « Balance of power ». Les ennemis réagiront différemment comme par exemple si vous n’avez  plus de munition. Ils appelleront de l’aide et ils viendront vous attaquer. Alors que si vous avez des munitions, ils resteront à couvert.

Test de The Last of Us sur PS3

Les sauvegardes automatiques quant à elles, sont quelques fois mal gérées. Si vous vous faites voir par un garde, celui-ci va appeler ses amis. Bien sûr, vous allez vous cacher dans une salle et malheureusement vous mourrez. Des fois, la sauvegarde automatique va te remettre dans cette salle avec les gardes qui seront toujours alertés. Pour recommencer sans que les gardes soient alertés, il faut aller dans le menu et reprendre l’événement depuis le début. Pas trop top… :/

Un mode multijoueurs est aussi de la partie et c’est un peu bizarre de trouver un mode multijoueurs pour ce type de jeu. Sur le papier, ça peut sembler bizarre, car il y a simplement deux modes de jeu team-deathmatch ou élimination. On y incarne soit les Lucioles ou les chasseurs. Chaque partie est considérée comme une journée et au fur et à mesure des semaines, vous récupérez des vivres et vous agrandissez votre communauté représentée par un nuage de point. Plus votre communauté sera grande, plus vous devrez récupérer des vivres. On remarque que l’aspect survie fait aussi partie intégrante de ce mode multijoueurs.

« Naughty Dog a quand même réussi à m’embarquer dans cette nouvelle licence. Manquant à mon goût un poil d’action, The Last of Us reste un jeu brillamment mené comme un Must sur la PS3 grâce à son scénario d’amitié entre Joël et Ellie tel un père et sa fille et à sa réalisation proche de la perfection. »

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Voici les 2 commentaires
  • flicaillon
    Répondre

    J’avais téléchargé la démo qui était buggé au possible… C’était une horreur mais des potes y ont joué et m’ont dit que c’était une tuerie… Toutefois je ne sais pas si j’aurais l’occas de le faire vu que j’attends la PS4 ^^

    • Mr_Seb
      Répondre

      @flicaillon Ce n’est pas mon jeu préféré, mais il faut y jouer au moins une fois !

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